Déblayer un chemin rural en urgence n’équivaut pas à vouloir l’entretenir Abonnés
Compte tenu de leur caractère ponctuel, des travaux de goudronnage ne sauraient suffire à caractériser une volonté de la commune d'assumer l'entretien d’un chemin rural. C’est par exemple le cas d’une commune qui a goudronné une portion d'environ 150 mètres d’un chemin, ces travaux ne concernant que la partie la plus dangereuse du chemin afin de sécuriser son utilisation (CAA Lyon, 06/02/2020, 18LY02469).
Dans une affaire (CAA Marseille, 12/05/2021, n° 19MA01478), M. et Mme B... demandent à la commune la remise en état d’un chemin rural, mais le maire rejette cette requête. Saisie, la cour administrative de Marseille considère que le fait que les services communaux aient par deux fois déblayé en urgence le chemin pour permettre à des habitants de sortir de leur propriété relève de l'exercice des pouvoirs de police du maire, et ne saurait pas davantage caractériser la réalisation par la commune de travaux destinés à assurer ou à améliorer la viabilité du chemin. Dans cette affaire, le juge rappelle également que « le maire est seulement chargé de la police et de la conservation de ce chemin en application des dispositions de l'article L. 161-5 du code rural et de la pêche maritime ».
Olivier Mathieu le 01 septembre 2026 - n°175 de La Lettre des Finances des communes de moins de 2000 habitants
- Conserver mes publications au format pdf help_outline
- Recevoir par mail deux articles avant le bouclage de la publication.help_outline
- Créer mes archives et gérer mon fonds documentairehelp_outline
- Bénéficier du service de renseignements juridiqueshelp_outline
- Bénéficier du service InegralTexthelp_outline
- Gérer mon compte abonnéhelp_outline