Redevances/option d’achat : comment imputer les dépenses relatives à un contrat de crédit-bail ? Abonnés
Pendant la durée du contrat, la commune paie une redevance ou un loyer – donc une dépense de fonctionnement - mais ne peut pas récupérer la TVA
Les redevances ou loyers, que la commune - utilisatrice au titre de la période de jouissance – acquitte, s’imputent en dépenses de fonctionnement car ces dépenses s’analysent comme des charges à imputer dans un compte de classe 6 ; les services communaux mandatent les factures correspondantes sur le compte 612 « Redevances de crédit-bail ».
Les locations de biens meubles corporels constituent des opérations soumises à la TVA (art. 256, CGI) ; les redevances ou loyers sont donc grevés de TVA. Toutefois, les redevances de crédit-bail s'analysant comme des charges, elles sont par conséquent exclues de l’assiette du FCTVA.
À la fin du contrat, la commune peut acquérir le bien. Elle peut lever l'option d'achat prévue au contrat et acquérir le bien ; lors de l’émission du mandat, les services communaux intègrent cette immobilisation à l’actif de leur bilan pour le prix contractuel de cession. Elle valorise ainsi son patrimoine. Les services communaux imputent cette dépense à la subdivision du compte 21 concerné, par exemple 2182 pour l’acquisition d’un véhicule.
Lorsque l’acquisition du bien est grevée de TVA et que le bien est affecté à des opérations situées hors du champ d'application de la TVA, la dépense relative à la levée de l’option d’achat est éligible au FCTVA.
Source : DGFiP.
Olivier Mathieu le 01 mai 2026 - n°172 de La Lettre des Finances des communes de moins de 2000 habitants
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